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Merci Pâtisserie Anna-Pierrôt

This @rticle was cre@ted by Djeault, on Thursday, September 27th, 2007 at 9:44 pm

Pour les six derniers mois, j’ai travaillé quatre matins ou plus par semaine pour la Pâtisserie Anna-Pierrôt, de Québec, QC : Anna-Pierrôt est une entreprise artisanale qui a vu le jour en, ou vers, 1982, aux Halles Ste-Foy. Son patron, Claude, un franco-polono-québécois de souche solide, fière et besogneuse, travaillait alors seul et une ou deux vendeuses s’occupaient de la vente de ses produits dans un tout petit kiosque. Trois ou quatre ans plus tard, Maman Lise, celle qui est maintenant son amour et avec qui, il a eu deux enfants, s’est jointe à lui et ils ont fait grandir l’entreprise ; il y a une dizaine d’années, le frère jumeau deMaman Lise, Marc Hébert, Docteur en Histoire de l’Université Laval, a ouvert son point de vente aux Halles du 1191, rue Cartier.

C’est en fait pour l’illustre grand Pharaon Marc que je travaillais ; en fait, mon dossier d’employé sera plutôt mis en dormance, vu que que ce matin du 2007sept27, attendu que je désire me disponibiliser à 100% pour la CS de la Capitale, j’ai entraîné mon remplaçant : André, le p’tit dernier. Je lui ai fait acquérir les compétences procédurales de la position, en lui faisant accomplir ce que j’ai fait ponctuellement, à chaque matin, depuis presque six mois : j’ai mis de magnifiques gâteaux, artistiquement décorés avec des fruits frais, nappées de vapeur de sirop d’apricots, dans des boîtes de carton que je ficelais ensemble, trois de haut. Ensuite j’avais à rassembler divers chocolats, biscuits et pâtisseries, outre des sorbets, des coulis, des tartes aux fruits et des pains santé aux bananes, aux bleuets, etc. Il y a avait également ces piles de bacs de plastique remplis de diverses gourmandises ; quand tout était prêt, quelques-uns des pâtissiers et pâtissières m’aidaient à descendre le tout au camion de livraison. Après avoir soigneusement cordé la marchandise, pour la stabiliser, je profitais de la route pour écouter la radio à tue-tête et quelquefois chanter à pleins poumons, à 55km/heure ou moins, et à deux, rarement trois, voyages chaque matin.

Ce qui nous ramène aux fourneaux et à l’équipe de pâtissières, pâtissiers, aide-pâtissiers, etc. J’espère ne pas oublier quiconque : je vais commencer par le grand Maxime, le jeune fils ado de Lise et Claude, qui était là en avril, mai et septembre : il a l’âge de mon fiston ; puis, el-le Nicolas est, genre, le grand chef-pâtissier Fronçais, qui crée de nouvelles recettes et supervise la qualité ; il y a aussi l’autre gai français, le Psy David, fidèlement debout devant son « établi » et fabriquant exquis gâteau sur gâteau exquis ; ensuite, il y a Mamie Yollande, née en Belgique : une « grand-maman gâteau » toute douce, sensible, polie et travaillante, qui crée patiemment et méthodiquement ce que j’appelle des frrriandises. Karine, la chocolatière philosophe, travaille entre autres dans sa chocolaterie, debout sur son p’tit banc : debout à ses cotés, admirant son travail, je me suis souvent senti genre comme à cinq ans, dans le prestigieux Rrroyaume du chaud-colat

Et puis, il y a Sylvie, aux yeux perçants pleins d’humour et Pascale, à son affaire, travaillante, réservée, et avenante : j’ai moins travaillé près de ces dernières, que près de ma TéléToubinne, Julie, blonde Noirrre de Lucas, et de ce Lucas la Casse, ce jeune compagnon musicien Lucas, avec qui j’ai tenu le plus de conversations sur maints sujets passionnants, drôles, animaliers ou musicaux, vu que nous avons travaillé dans le même coin fréquemment ; dans ce même coin, il y avait souvent el señor Alberto, un Vénézuélien, naturalisé Canadien, donc Québécois, durant ces derniers mois ; avec lui, je m’efforçais de discuter en espagnol, question de garder la main : Alberto a 37 ans, je crois ; il est souriant mais sérieux, travaillant et exact ; il a fait quatre ans de Médecine au Venezuela, mais ici, est devenu pâtissier, équivalences obligent. La rumeur court qu’il se chercherait une blonde : oyez, oyez. Un autre des chefs-pâtissiers, c’est Michel le Papa-tissier, de la Belgique, tout comme Yollande ; certains matins on prenait le même autobus : Michel est un gentil Papa, ponctuel. J’ai failli oublier Mélanie, la dernière à joindre l’équipe de pâtissiers, il y a environ un mois ; Mélanie est maman de la toute petite Esther, née le 25 décembre… Je termine avec l’énigmatique M. J. qui lave patiemment les outils et les plaques, sans jaser avec quiconque, et avec ses bouchons dans les oreilles : vous comprendrez qu’il n’est pas jaseux, comme d’autres le sont…

Pour avoir jasé passé tout près de six mois chez Anna-Pierrôt, je peux vous assurer que la Pâtisserie est tout le temps hygiénique, qu’ils utilisent pleins de produits frais d’excellente qualité et que l’ambiance de travail est essentiellement sereine et créative, ce qui ne peut que mettre de bonnes vibrations dans les succulents produits artisanaux de cette pâtisserie dont je n’oublierai jamais le nom ; je remercie toute l’équipe pour l’honneur que j’ai eu de les côtoyer hedomadairement.

Keep on the good works!